Inquiétances des temps

Un parcours à travers la collection
des films du Centre national
des arts plastiques
Du 25 avril au 29 août 2021

Une proposition de Pascale Cassagnau

1er plateau

I. Vu de l’Etna
(récits et déraisons, théâtres intimes)

25 avril-22 mai 2021

Pour le cinéaste Jean Epstein, le cinéma est une machine de vision, idée qu’il expose dans un texte inaugural, Le Cinématographe vu de l’Etna (1926), visant à définir un cinéma total, totalement humaniste, selon ses propres conceptions qu’il expose dans ses écrits sur le cinématographe, inspirant nombre de jeunes cinéastes contemporains. De nombreuses œuvres filment des archipels humains étranges, des communautés secrètes et invisibles, du point de vue de l’insurrection qui vient ou de l’extrême solitude, selon un temps social contingent.
Pour beaucoup de vidéastes, le film est alors une grande métaphore de notre monde, mettant en jeu des registres d’écriture diversifiés, permettant le récit de micro-histoires multipliées. La caméra devient le témoin patient et discret de ce qui est filmé, pour documenter des communautés de fiction, filmées comme un reportage.